19.09.2011

PUPUCE.

Quand j'entends "Pupuce", tout d'abord je comprends "Viens te coucher Pupuce, debout grosse vache". Ensuite, je souffle bruyamment en levant les yeux au ciel - en fait, je beugle, c'est de circonstance - et hurle "Pitié !" Mon exaspération provoque alors les réactions plus ou moins gênées de l'assistance.

 - Oui, vous, là, le gros costaud chauve. Madame vous appelle "mon poussin" dans l'intimité.

-  Heu oui, avoue platement celui qui ressemble davantage à un pillier du XV de France qu'à une petite boule de duvet, ce qui ne manque pas de faire rire son voisin.

Mais le voisin en question rit jaune ; n'adresse-t-il pas du "Minouche d'amour" en veux-tu en voilà à Madame quand il a une faveur à lui demander ? Sachez pourtant que la Minouche d'amour n'a absolument rien en commun avec une fragile et délicate petite chatte blanche mais s'habille en 44 et chausse du 40.

Quant à un troisième larron, il devient tout chose quand son épouse, alias Didine lui sussurre à l'oreille "C'est qui la Choupette à Didine ?"

 

Cela prêterait à sourire si l'on ne vous imposait ces fadaises et autres niaiseries lors des dîners en ville.

Minouche d'amour et Choupette vous font face ; ou plutôt, Minouche d'amour vous fait face tandis que Choupette fait face à Minouche d'amour ne vous laissant voir de son visage que son profil. Très agréable, cela vous donne l'impression d'être revenue vingt cinq ans en arrière quand vous teniez la chandelle à votre copine Alix qui sortait avec Charles-Antoine lors de la boum de seconde B dans le presbytère. Choupette boit les paroles de Minouche d'amour, Choupette caresse la nuque de Minouche d'amour, Choupette galoche à tout va Minouche d'amour comme si vous et votre mari n'existiez pas. Les seules fois où Choupette daigne vous parler, c'est pour vous dire, en bêtifiant à outrance, que Minouche d'amour est un amour et de conclure sa démonstration par un baiser digne d'une plongée de Jacques Mayol.

Le spectateur lambda se dit alors que ces deux là s'aiment à la folie, mais mon expérience des dîners en ville ainsi que la tenue comptable des divorces dans mon cercle d'amis, m'ont rendue suspicieuse. Cet amour dégoulinant cache une toute autre réalité.Certains diront que je suis jalouse - je ne pense pas - froide et cynique - probablement. Il est vrai que je ne me suis jamais abaissée à minauder et à bêtifier, je n'ai ni envie ni besoin de ça pour aimer, au contraire. Je ne me contente pas d'un stupide "Pupuce" ou "Bébé", je suis bien plus exigente que cela. Pour moi, ce n'est qu'une façade.

Fiodor Dostoïevski l'a bien compris qui déjà en 1863 décortique les codes sociaux dans ses "Remarques écrites en hiver sur des impressions d'été" , révélant ainsi leur face cachée.

"Lorsque le bourgeois s'attendrit et qu'il veut tromper sa femme, il l'appelle toujours "Mabiche". Et inversement, la femme aimable, dans un accès de gracieuse folâtrerie, appelle son gentil  bourgeois "Bribri", ce dont le bourgeois est très content de son côté. .../... Bribri devient de plus en plus complaisant et accommodant dans les rapports conjugaux. Il comprend que, quoi qu'on dise, de quelque manière que l'on s'arrange, il est impossible de retenir Mabiche, que la parisienne est créée pour l'amant."

(On sous-estime le talent comique et le côté bout-en-train de Dostoïevski, n'est-ce pas ? Remarque débile de votre dévouée à ne surtout pas ressortir lors d'un dîner en ville.)

J'affirme donc que plus un couple se donne en public du surnom mielleux et ridicule, plus il y a de chance que l'un des partenaires aille voir ailleurs. Je suis encore plus catégorique : un homme ou une femme qui appelle son conjoint par sa "nunucherie" plus de dix fois au cours d'une soirée tout en le caressant ou l'embrassant dans le cou, le trompe. J'ai pu le vérifier à de nombreuses reprises. Moins de six mois après le dîner, ces couples en question explosaient.

 

 

 

 

Bibiche ou Choupette finalement, ça rassure, ça donne bonne conscience alors même que l'amour à déjà fui le couple. Ce n'est plus qu'une question de temps pour que le couple éclate définitivement. Bibiche et Choupette ne sont déjà plus qu'une illusion, une illusion sociale. On donne à voir l'image d'un couple heureux et épanoui, fort et indestructible alors même que mensonges et tromperies fragilisent déjà les fondations comme autant de termites s'attaquant à un chalet de montagne.

 

Deux solutions :

  1. Le conjoint trahi fuit, mettant fin au couple.
  2. On continue à se donner du surnom concon en public pour mieux se tromper en privé.

Je préfère la seconde solution. Non pour moi, mais parce que cela pimente davantage mes dîners en ville. D'ailleurs, quand je ne réponds pas immédiatement à vos questions au cours d'un dîner, sachez que je suis simplement occupée à comptabiliser les "Bibiche" et "Choupette" de mes voisins de table.

On s'amuse comme on peut.

22.03.2011

ELSA ET HUTCH.

La crise de la quarantaine. Quelle femme, saine d'esprit, ne la redoute pas ? Aucune. Elle frappe les hommes, mais ses effets dévastateurs, c'est bien la femme - la femme légitime, j'entends - qui les subit.

 

Généralement, le Démon de Midi s'empare de la libido de Monsieur vers l'âge de 37 - 38 ans. Monsieur résiste ... ou pas, pendant deux petites années, mais à quarante ans, PAF !!! ça lui tombe dessus comme la vérole sur le Bas Clergé breton et vous n'avez plus qu'à pleurer toutes les larmes de votre corps (si vous êtes une femme soumise) ou bien à vous dégotter un amant histoire de vous venger et de faire revenir Monsieur la queue basse entre les jambes, ce qu'il ne manquera pas de faire, sa jeune blondasse l'ayant pompé jusqu'à la moelle (Vous me pardonnerez ces tournures de phrases pour le moins scabreuses, mais la situation l'impose : la crise de la quarantaine n'est hélas qu'une histoire de fesses ).

 

Lui, lorsqu'il avait 39 ans, n'a pu s'empêcher de faire comme les copains !

 

Elle est plus jeune que moi de cinq ans. Elle est massive. Elle a un arrière-train des plus prononcés. Je ne saurais déterminer la couleur exacte de sa "chevelure". Elle a une forte contenance. Elle ronronne quand on la titille. Elle a du mal à s'arrêter quand elle est lancée. Elle commence sérieusement à m'agacer. Et il a entretenu pendant plus d'un an sa satanée maîtresse ; pas une semaine ne se passait sans qu'il lui fasse un petit cadeau : alors que je rêvais d'une épilation définitive des jambes, en vain, Lui concédait à sa maîtresse de nouveaux pneumatiques. C'était pourtant à la femme qui avait allaité ses deux enfants qu'il aurait dû offrir des implants mammaires ... L'ingrat !

 

Tout ça pour une vieille caisse !

Car le fait que Lui travaille dans le milieu de la nuit, sa crise de la quarantaine a pris une forme pour le moins inattendue. Point de jeune pimbêche (lassé des stripteaseuses) ni de secrétaire sévèrement poumonnée, mais une voiture. Oui, vous avez bien lu : UNE VOI-TU-RE !

Lui n'a jamais été de ces hommes qui ont besoin d'une voiture pour affirmer leur virilité. Enfin, ça c'était ce que je croyais jusqu'à maintenant. Il m'aura fallu dix-sept ans pour me rendre compte que j'avais épousé un bourrin comme les autres ! Oh, il me disait bien parfois au passage d'un break pour surfeur fauché qu'il aimait ce genre de vieille voiture américaine des années 70, mais je ne m'étais pas inquiétée outre mesure.

 

J'aurais dû !

 

Un soir de l'été 2007, mon mari est revenu avec un grand sourire aux lèvres : "Elsa, j'ai acheté une voiture."

(Lui a le chic pour acheter des trucs au moment où on s'y attend le moins. Un jour, je l'ai envoyé acheter un kilo de pommes de terre, il est revenu avec une planche à voile ... mais sans les pommes de terre !)

- Elle est géniale, tu vas l'adorer. Et puis elle est suffisamment grande pour transporter toute la famille et plein de valises.

- Chic. Je peux la voir ?

- Heu, il y a un petit détail : elle est immobilisée dans un hangar en Eure et Loir.

- Quoi ? (cri strident en prime !!!) T'as acheté un tracteur ?

- Presque ... C'est une Ford taunus qui a trente ans. je vais la retaper.

Je suis attérée (et encore, le mot est faible).

- Crois-tu qu'on pourra se fumer des pets en regardant les vagues et qu'on pourra dormir dedans avec un bon duvet ? dis-je d'un ton cynique. Je suis sûre que ton fils de deux ans va adorer. Les enfants, papa va se laisser pousser les cheveux puis les décolorer à l'eau oxygénée et nous allons tous prendre des cours de surf. Cool, man !

Ce furent mes dernières paroles. Je ne lui ai plus parlé pendant trois jours.

 

Refusant de priver mes enfants de leur père, j'ai choisi de rester et de faire avec cette pétasse au cul bas. Il a continué son aventure avec elle, allant même jusqu'à parcourir 200 bornes dans un camion afin de la ramener sur un plateau. Elle a eu droit à un relooking, un grand nettoyage et une révision pour passer haut la main le contrôle technique. La garce ! Enfin, un soir, Lui et Elle ont fêté ses trente ans en tête à tête dans le garage la garçonnière qu'il s'est empressé de lui louer (place 503, deuxième sous-sol).

Comble de l'humiliation pour moi : avant, quand notre voiture s'arrêtait à un feu rouge, les hommes qui traversaient devant nous m'adressaient un petit sourire histoire de dire "pas mal la nana !" Maintenant c'est après cette foutue caisse qu'ils en ont : ils font un signe de la main et crient : "Whaou, géniale la bagnole !" Terriblement vexant !

Il ne me reste plus qu'une solution : crever ses pneus et lui défoncer l'arrière-train.

20.02.2011

A TABLE !

Les français, ainsi que l'affirme Stephen Clark dans son excellent et drôlissime bouquin God save la France, mettent au même niveau la nourriture et le sexe. Je ne parle pas ici des Français qui se goinfrent de pizzas ou de hamburgers, ou encore confondent cuisiner et mettre un plat sous vide au micro-ondes. Je parle des Français qui aiment manger des plats du terroir cuisinés avec amour, aiment ou rêvent de goûter les chefs d'oeuvre des derniers étoilés du Guide Michelin, aiment s'installer autour d'une grande table avec des amis, qui aiment cuisiner et essayer de toutes nouvelles recettes plus appétissantes les unes que les autres ; bref, des bons-vivants amateurs de bonne chère.

Sexe et bouffe seraient donc à égalité pour nous, franchouillards aux palais délicats et raffinés ?

Premièrement, vous noterez l'homophonie entre chair et chère. Celle-ci est effectivement très révélatrice. De fait, ainsi que je l'ai écrit dans mon introduction, on dit cuisiner avec amour.  Pétrir s'applique aussi bien à de la pâte qu'aux seins d'une femme ou aux fesses d'un homme. La grivoiserie gauloise ne s'y est guère trompée qui empreinte également au lexique culinaire : ne dit-on pas passer à la casserole ? On bouffe, on suce, on lèche, des prunes, des oeufs, des bonbons et autres nourritures corporelles. Donc, d'un point de vue lexical, un point partout, la balle au centre.

Deuxièmement, la bonne nourriture est, pour nous, indissociable du plaisir physique : point d'étreinte charnelle sans un bon dîner auparavant. Le mâle le sait bien qui, pour attirer la femelle dans son lit, devra au minimum se fendre d'un repas au restaurant. Il saura, évidemment, qu'il convient de ne manger ni escargots à l'ail, ni tournedos à l'échalotte, ni Munster, mais de choisir des mets aux goûts et aux odeurs moins prononcés s'il veut ne serait-ce qu'embrasser sa promise. Cette dernière, pour arriver à ses fins, se devra de faire hommage au repas - on suppose qu'une femme s'astreignant à un régime ne saurait apprécier davantage les plaisirs physiques - et d'éviter les plats parsemés de persil afin de ne pas coincer l'herbe aromatique entre ses dents : son sex-appeal en prendrait un sacré coup.

Troisièmement, l'étude du contenu des assiettes en dit long sur son futur partenaire. Si l'on choisit un plateau de fruits de mer, c'est qu'on n'est visiblement pas pressé : éplucher un tourteau dignement demande du temps et de la maîtrise ; ça promet pour la suite ... Choisir un poulet au gingembre reflète un caractère légèrement superstitieux et inquiet : Monsieur a besoin d'un aphrodisiaque pour vous mettre dans son lit. Un steack frites ? Soit Monsieur n'est pas très curieux dans le domaine culinaire et la suite risque de manquer de saveur, soit il se moque complètement de ce qu'il a dans son assiette, se contentant de savourer votre beauté, soit il veut vous faire comprendre qu'il ne compte pas perdre son temps en dîner futile et qu'il n'a qu'une envie, se ruer tout de suite sur le dessert : vous ! Attention danger s'il demande le quatre-quart, le même que celui que lui fait sa maman, mais en moins bon, forcément : Monsieur, ou devrais-je dire Grand Couillon, est incapable de couper le cordon ombilical et, dès demain, vous emmènera chez sa mère qui décidera si, oui ou non - et ce sera non, croyez-moi - vous avez les qualités requises pour faire le bonheur de son fiston.

Quatrièmement, une digestion digne de ce nom s'accompagne toujours d'une sieste coquine : les français aiment faire ripaille, mais si en plus cela peut déboucher sur une partie de jambes en l'air, alors le plaisir est total.

Bon appétit !

 

Juste une question : que choisissez-vous quand vous êtes invités au restaurant ?

14.02.2011

DIX BONNES RAISONS DE NE PAS FÊTER LA SAINT-VALENTIN.

Deux semaines déjà que ça piaille : "hou la la, ce sera bientôt le 14 !"

Ah. Qu'est-ce qui se passe le 14 ?Je croyais que c'était le 13 qu'il fallait jouer au Loto.

Je ne te parle pas du Loto, Elsa, mais de la Saint-Valentin.

Parce que tu te figures que je vais rester avec mon amoureux le 14 si je gagne à Euromillions le 13 ? Tu rêves. Moi, le 14, je m'casse ! Voilà la première raison pour laquelle je ne fêterai pas la Saint-Valentin cette année.

Quelles sont les neuf autres raisons ?

 

  1. Parce que je déteste faire comme tout le monde.Je n'ai pas envie de faire l'amour parce qu'il faut faire l'amour le jour de la Saint-Valentin.
  2. Parce que j'aime recevoir des bouquets de fleurs quand je ne m'y attends pas.
  3. Parce que je trouve les coeurs gnagnan et culcul (sauf si c'est un Chaumet).
  4. Parce que le samedi suivant, Monsieur Pro Saint-Valentin aura oublié ses bonnes résolutions et ramènera ses copains dans votre salon pour regarder un match de foot en buvant de la bière, mangeant de la pizza froide et criant "aux chiottes l'arbitre !" Et pendant que Madame Pro Saint-Valentin lavera la vaisselle dans la cuisine tout en priant pour que la sauce tomate de la Quatre Saisons ne tombe pas entre les coussins de son canapé blanc, mon homme me sussurrera des mots doux à l'oreille. Comment peut-on tomber amoureuse d'un Pro Saint-Valentin ?
  5. Parce que le dîner aux chandelles entouré de Pros Saint-Valentin - lui, endimanché dans un costard à deux balles, elles étrennant ses nouveaux escarpins qui lui font des cloques à l'arrière du pied - ça me coupe l'appétit.
  6. Parce que je n'aime sans doute pas la volaille : NON aux "Je t'aime, mon poussin !", "Tu es un amour, mon canard !" , "Tu es magnifique, ma petite caille !" , "Tu es aussi vive qu'une pintade !"
  7. Parce que rien qu'à l'idée de manger des huîtres au gingembre, au gingseng, au guarana et au bois bandé issu de l'arbre de l'érection (si, si !), j'ai la nausée.
  8. Parce que les restaurateurs profitent de la Saint-Valentin pour doubler leurs prix.
  9. Parce que Monsieur va vous appeler au dernier moment pour décommander : "Chérie, j'ai énormément de travail, on fêtera la Saint-Valentin un autre soir." Puis, après avoir raccroché, il ira dîner en amoureux avec ... sa maîtresse.

07.02.2011

OUPS !

Vendredi 3 août 2007, huit heures du matin.

Lui me réveille en m'enlaçant tendrement puis me sussurre à l'oreille :

- Bon anniversaire, mon amour.

- Hein ? Quoi ? Quel anniversaire ?

- Bah, notre anniversaire de mariage.

- Oh, zut, j'ai complètement oublié. C'est vrai que nous fêtons nos six ans de mariage.

- Ah non, Elsa, ce sont nos onze ans de mariage !

 

Consternation.

25.01.2011

UN PETIT PIPI POUR COMMENCER.

Comment vous en êtes-vous rendu compte ? Suite à des nausées persistantes ? Après plusieurs jours de retard de vos règles ? Dans mon cas, des périodes d'endormissement et l'envie de faire pipi toutes les deux minutes sont les signes avant-coureurs. Alors, entre deux petits pipis, à neuf heures du matin, j'ai filé à la pharmacie du coin acheter un test de grossesse.

 

De retour à la maison, je me suis précipitée aux toilettes : j'ai bien essayé de diriger le jet de pipi sur la mine absorbante du stylo annonciateur de grossesse, en vain. Je me suis retrouvée avec les doigts trempés et pas une seule goutte du divin nectar sur ce foutu stylo. J'ai alors du attendre une autre envie, ce qui m'a pris ... oh ... cinq bonnes minutes ! Afin d'éviter une mauvaise manoeuvre, j'ai préféré utiliser un verre pour y tremper le stylo en plastique blanc.

Mon coeur se met à battre un peu plus fort, un peu plus vite : une ligne bleue apparaît dans la première fenêtre, signe que le stylo fonctionne bien (au prix où ça coûte ces trucs là, manquerait plus que ça ne marche pas !) Puis, une croix dans la deuxième fenêtre.  Fantastique, fabuleux, extraordinaire, incroyable (non, je retire incroyable : je ne m'appelle pas Marie et je sais parfaitement comment j'en suis arrivée là, quand même) : je suis ENCEINTE !!!

 

Quelle est la première chose que fait une femme quand elle découvre qu'elle est enceinte ? C'est simple, elle se fait greffer la main droite (la main gauche pour les gauchères) sur la ventre. Car, pendant neuf mois, la seule chose digne d'intérêt pour elle qu'elle fera, sera de caresser son ventre dans le sens des aiguilles d'une montre.

 

Dès la découverte de la bonne nouvelle, la femme enceinte se dandine telle un canard : mais oui, ce foetus de moins d'un centimètre pèse 3kg550 ; d'ailleurs, il lui fait déjà mal au dos, ce qui explique que Madame se masse les reins tout en grimaçant. Et puis son corps se transforme : mais oui, même au bout de deux semaines ! Elle doit d'ores et déjà changer toute sa garde-robe. Elle vous dit, en se mettant de profil : "regarde comme j'ai grossi ! Je ne vois même plus mes pieds. Ne vous avisez surtout pas de lui répondre : "mais non, tu as mangé trop de choucroute ce midi, tu sais bien qu'aérophagie et rétention d'eau ne font pas bon ménage." vous perdriez une amie. Mais, tous ces petits inconvénients ne réussissent pas à mettre à mal sa joie d'être enceinte. A la lecture du diagnostic émis par le fameux stylo en plastique, Madame est tout sourire.

 

Mais il va falloir patienter toute la journée pour annoncer la bonne nouvelle au futur papa. Certaines d'entre nous font l'erreur d'aller le dire à leur mère en premier. gare ! Monsieur pourrait en prendre ombrage et ce serait tout à fait légitime : c'est lui le père  ! (dans le cas où votre mari ne serait pas le père de l'enfant à naître - cela arrive beaucoup plus souvent qu'on ne le pense !!! - je vous conseillerai d'attendre d'être sur votre lit de mort pour avouer votre faute, et encore. Il faut TOUJOURS nier !)

Bon, où en étais-je ? Ah oui, annoncez la bonne nouvelle au futur papa et gardez cela pour vous deux tant que vous le pourrez ; les mamies auront bien le temps de vous emmerder la vie avec tous les conseils qu'elles se feront un devoir de vous prodiguer.

Alors, madame, rongez votre frein et plutôt que d'appeler votre môman au téléphone, songez plutôt à la façon d'aprendre à votre conjoint sa future paternité. Pour ma part, j'avais acheté de ravissants petits chaussons en piqué de coton blanc que j'avais faits emballer dans du papier cadeau. Quand j'ai donné le cadeau à Lui, il m'a répondu : "Que veux-tu que je fasse de ça ? " Les hommes ont vraiment la psychologie d'un hamster ! Après quelques explications - le papa met la petite graine dans le ventre de la maman, tout ça, tout ça ... - vous vous réjouissez ensemble et tirez des plans sur la comète.

Si j'utilise cette expression, c'est à dessein, car quelle différence entre ce dont on rêve pendant neuf mois et la réalité une fois que Bébé Chéri est né. Attention, je ne dis pas qu'on est déçu ! Au contraire, on est émerveillé une fois que Bébé Chéri est là, on est ravi, mais il y a une marge, ou plutôt un gouffre entre ce qu'on imagine et ce qui sera vraiment ...

15.10.2010

TU VEUX ME PLAIRE ?

·         Tu es une bombe ? Tu commences bien ! Après avoir vu tes jolies petites fesses moulées dans ton jean, j’ai tout de suite envie de te mettre dans mon lit. Tu as le QI d’une huitre ? Rassure-toi Chéri, tu n’es pas là pour ton intellect, uniquement pour m’envoyer au septième ciel. C’est tout ce que je te demande, c’est bien suffisant, non ?

Ah, j’allais oublier : je déteste dormir avec quelqu’un. On se revoit bientôt ; promis, j’te rappelle.

·         Tu as quarante ans ? Je me suis toujours posé la question : pourquoi toi, l’homme de quarante ans, te laisses-tu pousser le ventre ? Et j’ai toujours trouvé la même réponse : parce que le seul sport que tu pratiques est le lever de coude devant un match de foot à la télé. Tu penses vraiment pouvoir me plaire comme ça ? Passe ton chemin, vieux ! J’ai mieux à la maison : un homme qui s’entretient, préfère faire du sport plutôt que se vautrer dans son canapé. Prends-en de la graine !

·         Tu es un investisseur né ? Je me fous totalement du CAC 40. J’ai déjà du mal à m’intéresser à mon banquier quand il me parle de mon livret A. Alors tes actions en bourses et tes placements immobiliers … Tu ne voudrais pas te taire un peu, tu me fatigues !

·         Tu es un intellectuel ? Tu as vu l’exposition Claude Monet au Grand Palais – par hasard : tu trainais dans le quartier et tu as eu envie de faire pipi, il y avait de la lumière dans le Grand Palais, tu es entré ; dix-sept ans que tu n’avais pas mis les pieds dans un musée – tu as appris le dépliant par cœur juste avant notre dîner en tête à tête, tu le récites avec emphase. C’est bien, tu es un bon élève. Mais quand je tente d’élever le débat en conviant Pissarro, Manet et Degas à notre table, tu me réponds : « tu ne m’avais pas dit que tu avais invité tes potes à dîner ! » Tu me vois alors souffler : c’est le signe qu’il faut que tu te taises. Mange donc, ça t’évitera de parler.

·         Tu es un baroudeur ? L’idée n’est pas mauvaise, nous nous laissons toutes séduire par un homme qui a bourlingué. Si c’est vrai, je boirai tes paroles en caressant ta peau tannée par les embruns. Si c’est faux, je lèverai les yeux au ciel : tu as un peu trop abusé des UVB dans la cabine de ton Point Soleil et ta dernière découverte d’une tribu primitive dans la forêt de Berck-sur-Mer me donne envie de renverser mon verre de tequila sur ton treillis Décathlon et ta chemise achetée l’après-midi même chez Terrang.

·         Tu as une grosse bagnole ? Passe-moi tes clefs, moi aussi j’adore faire vroum vroum place de la Concorde et donner les clefs au voiturier de la Closerie des Lilas. Ca m’amuse cinq minutes. Toi aussi, tu m’amuses cinq minutes, Canard ! Alors comme ça Dame Nature ne t’a pas gâté : tu sais ce qu’on dit ? Grosse voiture, petite **** ! Alors maintenant, retourne laver ta voiture au car wash, je t’ai assez vu.  

·         Tu es un surfeur ? Sache que je ne transgresserai pas la règle élémentaire qui consiste à ne jamais ramener un surfeur à Paris : un surfeur se consomme sur place, c'est-à-dire sur la plage ; c’est écrit en petite ligne sur les textes invoquant la loi littorale : « ne jamais déloger un surfeur de son milieu d’origine, espèce protégée, au même titre que les ormeaux ».

·         Tu es un homme de pouvoir ? Beaucoup de femmes sont prêtes à tout pour être avec un homme tel que toi. Dommage, mais je n’ai pas la fibre Carlita. Et puis, je ne voudrais pas divulguer un secret, mais des tas d’hommes très influents ont besoin, sans doute pour contrebalancer ce pouvoir justement, d’être dominé sexuellement. Mais, si tu me paies bien, je veux bien te fouetter après t’avoir attaché à la croix de Saint-André chez Cris et Chuchotements. Qui sait, peut-être même que je pourrais y prendre goût ? Dorénavant, appelle-moiMaîtresse Elsa !

 Mon pauvre ami, décidément, tu n'es vraiment pas doué ! Tu n'as aucune chance avec moi. Mais ce n'est rien, de toute façon, je ne suis pas libre.

12.10.2010

AUJOURD'HUI, JE DIVORCE.

images.jpgAvez-vous lu ces derniers temps une information concernant le mariage en Allemagne ? Les Allemands, afin de faciliter les procédures de divorce ou plutôt d’en supprimer tout simplement un bon nombre, voudraient mettre en place un mariage d’une durée limitée à sept ans, reconductible. Il s’agirait d’un MDD : Mariage à Durée Déterminée.

N’étant pas concernée par ce MDD car résidant en France et mariée depuis plus de sept ans, donc sous le régime de la Durée Indéterminée, je me demandais s’il ne serait pas possible de créer un DDD, c’est-à-dire un Divorce à Durée Déterminée.

Je vous expose mon problème : Lui et moi nous sommes disputés aujourd’hui, il est parti fâché au travail tandis que je boudais (c’est un fait dans les relations homme-femme, les hommes se fâchent toujours, les femmes boudent). Mais ma bouderie a pris des proportions inhabituelles. J’ai ruminé, j’ai ressassé. Tous les défauts de Lui me sont apparus en plein jour. J’ai fait la liste de ses tares. J’ai même songé à découper ses pulls, crever les pneus de sa voiture et jeter ses sous-vêtements par la fenêtre. J’en suis arrivée finalement au point de non-retour. Une seule solution s’offre alors à moi : demander le divorce. Je sais que ma bouderie ne durera pas éternellement. Je demande donc à divorcer pour une durée déterminée.

Avant d’engager une telle procédure, il faut évaluer la durée qui m’intéresse. Réfléchissons : demain c’est dimanche, les magasins seront fermés, je serais mieux avec ma petite famille. Allons-y pour un divorce de vingt quatre heures. Je me rends à la Poste (cette procédure se fait à la Poste, plus besoin de se rendre dans les tribunaux engorgés, plus besoin d’avocat). Je remplis un formulaire rose (bleu pour les messieurs) et demande au guichetier de le tamponner. Découvrant une toute fraîche et toute nouvelle célibataire sur les rangs, il en profite pour me draguer tout en vérifiant que j’ai bien répondu à toutes les questions qui m’ont été posées. Il s’arrête :

“Avez-vous des enfants, Mademoiselle ?” (en m’appelant ainsi, il souligne mon nouveau statut.)

“Oui, deux.”

“Alors, il faut que vous précisiez qui de vous ou de votre mari va en avoir la garde.”

Je réfléchis à la douloureuse question. Les enfants sont toujours brisés par le divorce de leurs parents. Nous ne manquerons pas de les emmener à la consultation hebdomadaire chez le pédopsychiatre qui nous confirmera la déstructuration psychologique de nos deux fils suite aux multiples disputes de leurs parents. Mon aîné va développer des tocs, mon cadet sera couvert d’eczéma purulent. Afin d’épargner ce calvaire à mes deux fils, je choisis de me sacrifier et préfère confier leur garde à leur père. Je coche donc la case : “Le Papa” à la question : “Qui élèvera les enfants ?” Ayant opté pour le divorce à la journée, le problème des week-ends et des vacances ne se pose pas.

Voilà, c’est fait, je suis divorcée jusqu’à ce soir et comme j’ai refilé les enfants à mon ex (il me faut l’appeler ainsi dorénavant), je vais en profiter pour dépenser ma pension alimentaire au Bon Marché, puis j’arroserai ma nouvelle vie avec les copines.

Au fait, j’y pense, a-t-on le droit de draguer quand on est en DDD ? Car j’ai repéré un petit mignon au rayon Balthazar qui m’a l’air d’être lui aussi un tout nouveau célibataire à Durée Déterminée. C’était certainement écrit dans les petites lignes à la fin du fascicule mais j’ai omis de les lire. Je verrai ça lors de mon prochain divorce...

21.06.2010

CHERI, SI TU VEUX ME PARLER, JE SUIS SUR MEETIC. (Première partie)

 

imagesCAWDY1W4.jpgEtes-vous déjà allé sur Meetic ? Non ? Vous n'êtes pas célibataire peut -être ? Hé bien moi, je suis mariée et pourtant, je suis allée y faire un petit tour, voire plusieurs.

 

 

Mais Lui?

 

Lui le sait. Sachez tout de même qu'un petit tour de une heure  dix minutes sur Meetic vous rapportera cinq mails de pub Meetic par semaine, alors pour la discrétion, on oublie. Il vous reste la possibilité de surfer au bureau, sinon, inventez une raison valable.

 

C'est ce que j'ai fait. Un soir, Lui rentre du bureau passablement énervé.

 

 

 

 

Lui : "Elsa, c'est quoi ces messages Meetic qu'on reçoit plusieurs fois par jour ?"

 

 

Elsa : "Chéri, calme-toi. Viens t'asseoir dans le salon, on va en discuter calmement entre adultes raisonnables. Quand je t'aurais dit pourquoi, ça te fera rire !" (On peut toujours y croire).

 

 

Lui : "Tu as intérêt à trouver une excellente raison."

 

 

Je m'installe confortablement dans le canapé, l'air serein et détendu (il faut toujours avoir l'air serein quand on est sur la sellette). Lui pose ses fesses juste au bord du fauteuil, je le sens prêt à bondir et à m'étrangler. Cependant, j'adore quand il est jaloux, ça n'est vraiment pas souvent alors je fais durer le plaisir.

 

 

Lui : "J'attends Elsa " (Bah oui Lui, tu attends, il faut bien que je trouve une raison et je te prie de croire que ça n'est pas chose facile.

Ca y est j'ai trouvé !)

 

 

Moi : "Lui, tu sais bien que j'ai un blog."

 

 

Lui : "Oui, mais je ne vois vraiment pas le rapport."

 

 

Moi : "Voyons Lui, le rapport est EVIDENT ! Si j'ai surfé sur Meetic, c'est pour mon blog. Je cherche un nouveau thème pour mon site et j'ai pensé que Meetic serait tout à fait approprié comme sujet de note. Je suis donc allée sur Meetic, non pas pour draguer, j'ai tout ce qu'il faut à la maison mon amour (ça ne coûte pas cher !), mais pour faire une étude sociologique (les plus gros mensonges sont toujours ceux qui marchent le mieux). Et puis je n'ai pas regardé une seule photo de célibataire, j'ai juste lu leur pseudo (bah voyons). Et je peux te dire que côté pseudo, Meetic, ça vaut vraiment le détour (on noie le poisson).

 

Lui : "C'est vrai Elsa ?"

 

 

Moi : " Tu me connais suffisamment Alex, pour avoir  une confiance aveugle en moi (ne jamais y aller avec le dos de la cuillère). Et puis si tu ne me crois pas, lis ma note sur les pseudos de chez Meetic, elle va paraître d'ici deux jours (juste le temps pour moi de l'écrire cette foutue note, ouf !).

 

 

 

PS : Je tiens à préciser, pour les langues de vipères, que je n'ai cliqué sur aucun inscrit à Meetic. Juré, craché !  Je suis une femme mariée moi, non mais !

CYBERMARCHE. (Meetic deuxième partie).

images.jpgMeetic ceci, Meetic cela, Meetic c'est une foire aux bestiaux, Meetic c'est le bordel, Meetic c'est de la viande avariée fraîche à disposition, Meetic JAMAIS JAMAIS JAMAIS. D'abord, ayez le courage de dire PLUS jamais car, reconnaissez-le,  vous y êtes allés au moins une fois, comme tout le monde, pour faire votre petit marché, et si vous n'avez pas tous acheté, vous avez au moins tous fait du lèche -vitrine. 

 

 

 

 

 

Rendez-vous dans votre cybermarché habituel !

 

 

 

 

D'abord, on sélectionne sa tranche d'âge.  Certains, prévoyants, voient large : de 18 à 75 ans voire plus si gros compte en banque, gros seins, gros kiki. Beaucoup d'hommes de 50 ans et plus choisissent la tranche d'âge 18 -19 ans, les produits pour retrouver une seconde jeunesse sont très en vogue au rayon frais. Vous pouvez choisir les + de 70 si la gravité ne vous fait pas peur et que vous avez vraiment très très faim, allez au service après-vente on vous fournira gracieusement un déambulateur. Pensez à vérifier la date de péremption, certains produits sont périmés.

 

 

 

Vous pouvez affiner votre recherche en sélectionnant d'autres critères comme le niveau d'étude. Attention, certains mentent.  Si, si. On vous dit agrégation de lettres et le premier mail qui vous arrive est truffé de fautes de français. Méfiance ! C'est un petit malin qui a changé l'étiquette : le code barre ne correspond  alors plus au produit. Vous devrez rendre votre achat au magasin qui procédera à l'échange tandis que le produit précédemment choisi retrouvera sa place dans les rayons, bien étiqueté cette fois … enfin, ça, c’est moins sûr.

 

 

 

Après, on choisit la couleur des yeux, la taille, le poids, la couleur des cheveux, le tour de poitrine, la taille du bonnet, ... bref, que des préoccupations d'ordre philosophique. C'est vrai quoi, c'est important d'avoir de la conservation !

 

 

 

 

Ensuite, on fait défiler les pages, les pages, les pages. Parce qu'à Paris et en région parisienne, il y en a beaucoup des pages. Difficile même de ne pas s'endormir au bout d'un moment. Reconnaissons que les supermarchés de province sont bien moins achalandés, on atteint difficilement le niveau de la superette. Alors, on retombe toujours sur les mêmes produits et, au bout d'un moment, on les a tous goûtés. Dans ce cas, vous n'avez plus le choix, il va vous falloir changer de crèmerie.

 

 

 

 

Les autres, vous regardez maintenant les photos :

 

·        il y a ceux qui sont allés se faire photographier  après avoir fait un saut chez le coiffeur et l'esthéticienne. A la vue de la photo, vous vous attendez à sortir avec George Clooney et finalement, vous vous retrouvez avec Bernard Bouvet ("Avec Nanard au plumard, c'est toujours bonnard !" Désolée, mais celle ci je ne peux jamais m'empêcher de la faire.) 

 

·       il y a ceux qui mettent une photographie prise au photomaton : vous ne serez peut -être pas trop déçu, la réalité sera peut être plus flatteuse ?

 

·       il y a ceux qui mettent une photo prise lors de leurs dernières vacances : pose en combinaison de ski jaune (peut-être un fan de Michel Blanc dans les Bronzés ?, il y a la montagne maintenant à Bourg-La-Reine ?), pose torse nu sur fond de coucher de soleil (tout un programme), pose sur une grosse moto customisée (pour les fans d'Auto Moto), il y en a absolument  pour tous les goûts.

 

·       N'oubliez pas, au passage, de vérifier les pseudos qui vous en apprendront beaucoup sur leurs propriétaires. L'offre est des plus variées, les surprises sont légion. Je me contenterai ici d'une simple énumération de pseudos classés en différentes catégories, ils se suffisent à eux -même.

 

 

 

Allez, c'est parti ! Amis de la poésie, bonsoir.

 

 

 

 

·       Les pseudos alimentaires : Elcarpaccio, Chipolata ... 

·       Les pseudos exotiques : Lezoukologue, Mazeltov ... 

·      Les pseudos coeur d'artichaut : Tycoeur, Coeurardent, Teddybear ...

·       Les pseudos épicuriens : Délicieux, Gourmet ...

·       Les pseudos noctambules : Chivas, Midnightflash ...

·       Les pseudos surnoms concons : Veve, Nanard ("Avec Nanard au plumard, c'est toujours bonnard", vous voyez, je recommence !), Jeannot ... 

·       Les pseudos héros et dieux : Ulysse, Odal ... 

·       Les pseudos  J'doute de rien : Eros, Garçonpasfatig, Maestro ... 

·       Les pseudos cinéphiles : Barrylindon, Kaysersoze, Givago ...

·       Et le meilleur pour la fin, les pseudos "T'es pas venue pour rien, S***** !" : CRS.celib.paris, Predatorious, Cromagnon, Carnassier 93, Fantasticboy, Moiseul69, Mes2, Fleurdefeu ....... 

 

 

 

Et vous, c'est quoi votre pseudo ? 

 

 

 

 

 

Je vais vous confier un secret, le mien, c'est :

"Vavoirailleurssijysuis !"

 

 

 

 

17.06.2010

LA HÂCHE DE GUERRE.

imagesCA2O0BQ8.jpgJe venais de rencontrer Lui et, comme au début de toute relation sérieuse, il fallut me résoudre à faire connaissance avec celle qui deviendrait ma belle-mère quelques années plus tard. Voilà que nous débarquons pour le traditionnel repas du dimanche à Dinan, dans les Côtes d'Armor où à l'époque les parents de Lui vivaient.

 

 

 

J'avais 18 ans et un transit intestinal sensible. Le stress aidant, mon estomac était encore plus fragilisé que d'habitude. Je dus faire bonne figure tout de même, belle maman jugeait ce jour là. Pour honorer ma présence, belle-maman choisit de servir de la galette saucisse. Si, si, ça existe.  Dinan est au coeur du Pays Gallo et dans ce pays, c'est ce qu'on mange. On en trouve d'ailleurs sur tous les marchés du coin, depuis Rennes jusqu'à Saint -Malo et même Saint-Brieuc. Lors de la fête locale, on sort les grills sur les trottoirs et l'odeur de la saucisse se répand dans les villages. On peut parcourir plusieurs kilomètres vers le nord afin de s'approvisionner en saucisse le jeudi matin chez le charcutier Machin Chose, puis on redescend vers le sud pour acheter la bonne galette. Chacun a ses fournisseurs attitrés. La galette saucisse, c'est tout un art.

 

 

 

Mais asseyez-vous donc à notre table. Belle-maman et beau-papa sont là, Lui est assis à ma droite. L'instant est solennel. On me sert un verre de cidre fermier, beau-papa a fait 16 kilomètres vers l'ouest pour le dégoter. Je n'aime pas le cidre mais quand on est invité, on ne fait pas la fine bouche ma fille ! alors, ton verre de cidre, tu le bois, un point c'est tout. Le déjeuner n'est pas encore commencé que déjà mon ventre gonfle. Je souris, je réponds aux questions qui pleuvent, je bégaye, je bafouille.  "Elsa, encore un petit verre de cidre, ça ira mieux." (Mon Dieu, faîtes en sorte que je ne succombe pas avant la fin du dessert !).

 

 

 

Enfin, le moment tant attendu arrive : l'hommage à la galette saucisse ! Cette saucisse est épaisse et a une chair très dense. On la fait griller puis on l'enroule dans, non pas une  (on n'est pas des touristes !) mais deux galettes. Cette galette est faîte à base de sarrasin et d'eau au contraire de la crêpe de blé noir qui elle est à base de lait donc moins caoutchouteuse et plus digeste. De plus, à la différence de la crêpe, la galette ne cuit que d'un seul côté.

 

 

 

Le plat arrive et belle-maman triomphale, me le tend : là, je suis totalement désarçonnée ; que faut-il que je fasse ? Qu’attend-on de moi ? Toute la famille me fixe en silence tandis que je regarde ce plat sans couvert. Je jette un coup d'oeil à mon assiette et, ni couteau, ni fourchette. Mon ventre gonfle, gonfle, gonfle. Je transpire, je rougis et tout le monde patiente.

 

 

Alors je murmure :

 

"Faut-il que je me serve avec les doigts ?"

 

" Elsa, parlez plus fort ", me rétorque belle -maman, "je n'ai rien entendu ".

 

 

Mais Lui, dans un élan chevaleresque, se sert le premier avec ses doigts, mettant fin du même coup à mon embarras. Je me sers à mon tour et observe l'indigène déguster ce plat roboratif par excellence. Ca se tient comme un jambon beurre et ça se mange de la même façon. Mais ça se digère beaucoup, beaucoup moins bien qu'un thon crudités. Reconnaissons que ç'est bon mais ça bourre. Mon estomac a doublé de volume. Parfois, je récupère discrètement un morceau de galette sur mon menton et je respire profondément entre chaque bouchée. Je suis dans l'incapacité totale de soutenir la moindre conversation avec belle-maman ; beau-papa, quant à lui, attaque sa deuxième galette saucisse, imperturbable. Belle-maman, dans un sourire fourbasse, me demande :

 

 

" Tu n'aimes pas ma cuisine, Elsa ?"

 

" Oh si belle-maman."

 

" Alors tu reprendras bien une deuxième galette, toi aussi."

 

 

Et elle s'empresse de me servir, mais se garde bien de remplir sa propre assiette. Je comprends qu'elle essaie de m'assassiner à coup de galette saucisse. Désireuse de ne pas mourir tout de suite, je ne termine pas mon assiette et attends patiemment le dessert. Mon ventre marque sa désapprobation en gonflant de plus en plus m'obligeant à déboutonner discrètement mon pantalon.

 

 

 

Heureusement, le dessert arrive. On s'attend à une salade de fruits ou, au pire, à un sorbet. Mais on voit bien que c'est la première fois que vous rencontrez ma belle-mère et donc que vous n'avez jamais vécu le pire. En guise de dessert, nous avons eu droit à un savarin, le gâteau préféré de fiston. Le savarin est ce gâteau en forme de couronne qu'on trempe dans du rhum et qu'on garnit de crème chantilly et parfois de fruits au sirop afin de le transformer en baba. Mais ça, c'est dans une situation normale. Or, il n'y a rien de normal chez belle-maman. Ici, le savarin, on le mange sec, sans fruit, sans sirop, sans chantilly, sans rhum. On le prend, on ouvre la bouche et on bourre, on bourre, on bourre, jusqu'à ce que la bouche ne puisse plus se refermer. Après, on déglutit un bon coup et ça y est.

 

 

 

Hé bien, moi, je n'ai jamais réussi à déglutir ce jour-là. J'ai cessé de parler jusqu'au mardi matin, ma bouche étant restée bloquée en position ouverte. J'ai dû enlever mon pantalon et le remplacer par l'un de ces immondes joggings. Belle-maman était aux anges : je n'étais plus aussi mince qu'en arrivant, mon maquillage avait viré sous l'effet de la suée, j'étais habillée comme un sac,  je soufflais comme un boeuf et  fiston allait se rendre compte avant le soir que je n'étais plus celle qui lui convenait.

 

C'est ce dimanche là que j'ai décidé de déterrer la hâche de guerre, et depuis je l'ai toujours en main quand je rencontre belle-maman.

11.06.2010

MANUEL DE LARGAGE SELON ELSA.

 

imagesCAKJQ8LN.jpgVotre actuel petit ami vous ennuie. Vos séances de galipettes ne compensent plus le fait qu'il vous insupporte dès qu'il ouvre la bouche. A moins que vous n'ayez des vues sur un autre mâle et, dans ce cas, votre petit ami est un véritable boulet. Il se peut aussi que ce sex toy vivant ait eu la mauvaise idée de tomber amoureux de vous - bien que vous lui ayez dit dès le départ que vous et lui c'était uniquement pour ne pas vous retrouver seule le vendredi soir - et vous sentez que si vous continuez cette relation, il risque fort de vouloir vous présenter à sa mère et même de vous demander en mariage.

 

J'ai la solution !

 

Enfin, disons plutôt que vous pouvez utiliser MA solution qui, je vous préviens, n'est pas la meilleure, car dans ces cas-là, je dois avouer que je suis nulle, nulle, nulle ... et lâche, lâche, lâche. Oui, un peu comme un homme ...

 

En effet, je laisse pourrir ! Si, si, vous avez bien lu : je laisse pourrir. - même pas honte !

Ah, je vous avais dit que ce n'était pas brillant, vous étiez prévenu. Cependant, laisser pourrir, c'est tout un art.

 

 

1) baillez à chaque fois qu'il ouvre la bouche.

- Je t'ennuie ce soir ?

- Non trésor, mais tu m'as raconté cette histoire des dizaines de fois.

- D'habitude cette histoire te fait toujours rire.

- Oui, pardonne-moi? Je vais rire alors !

 

2) debrouillez-vous pour qu'il vous surprenne en train de coucher avec son meilleur ami.

 

3) retirez votre main à chaque fois qu'il veut l'attraper.

- Tu ne veux plus qu'on se tienne la main dans la rue ? Je te fais honte ?

- Pas du tout, j'ai froid aux mains alors je préfère les mettre dans mes poches. Et puis tu sais bien que personne n'est censé savoir que nous couchons ensemble. Regarde, il y a Madame Colin là-bas. Bonjour Madame Colin !

 

4) cessez de lui téléphoner, changez de numéro de fixe et achetez un nouveau portable avec un nouveau numéro.

 

5) Il est toujours accroché à vous comme une moule à son rocher ? Débrouillez-vous pour qu'il vous surprenne en train de coucher avec son frère. Ca peut aussi marcher avec la soeur, mais votre nouvelle réputation de lesbienne risque de limiter vos chances auprès de la gent masculine pendant un bon bout de temps.

 

6) vous sentez qu'il va s'agenouiller pour faire sa demande en mariage ?

- J'ai vu dans un reportage qu'on tombait amoureux en moyenne 3 fois dans une vie. Je suis tombée amoureuse de Gauthier il y a deux ans. J'ai encore droit à 2 fois. J'ai hâte d'y être.

 

7) le jour de son anniversaire, vous le laissez seul et partez faire la fête avec des copines. Vous oubliez bien sûr de lui faire un cadeau et de lui dire Bon Anniversaire. Vous rentrez à la maison passablement émêchée : n'hésitez sutout pas à lui vomir dessus !

 

8) alors que vous êtes attablés tous les deux à la Tour d'Argent, curez-vous le nez, grattez-vous la tête et les oreilles, faites-vous les ongles à table. Comment ça vous en êtes incapable ? Il faut savoir ce que vous voulez dans la vie ; ne venez pas vous plaindre ensuite !

 

 

Si malgré toutes ces tentatives, Monsieur est toujours à vos basques, il vous reste l'ultime solution : couchez avec son père ! ... sauf s'il s'appelle Enthoven ...

 

03.05.2010

ACCROCHE-TOI A MOI, MON AMOUR !

imagesCAVXXI0V.jpgUne jeune fille, que j’appellerai Clarisse, fit la connaissance d’un lieutenant de police, que j’appellerai Nicolas, pour ne pas le citer. Cupidon décocha vite sa flèche dans le cœur des amoureux.

Un jour, le flic amoureux décida d’emmener sa promise dans sa ville natale afin de lui faire découvrir le lieu de sa jeunesse et rencontrer sa famille. Clarisse et Nicolas firent donc leurs valises, prirent le TGV et s’installèrent dans un studio qu’un ami avait accepté de leur prêter. Le nid, en plein cœur de Bordeaux, était douillet ; il abriterait leur amour deux jours durant. Il n’y avait pas le téléphone et Nicolas avait pris grand soin de laisser son portable à Paris : personne ne les dérangerait.

Le samedi matin, après une première nuit d’amour, les amants décidèrent d’aller visiter la ville. Le temps étant magnifique, ils déjeunèrent à une terrasse, les yeux dans les yeux. Puis ils rendirent visite à la famille de Nicolas. L’accueil réservé à la jeune fille fût extrêmement chaleureux. Le week-end se poursuivit tel un enchantement pour nos deux tourtereaux.

Le soir venu, Clarisse et Nicolas firent quelques courses et improvisèrent une dinette dans le petit studio. Mais ils avaient davantage faim l’un de l’autre. L’amour se fit charnel. Les corps se lièrent et se délièrent. Abandonnant toute timidité, il n’y eut bientôt plus d’obstacle à leur imagination. Nicolas devint plus entreprenant, ce qui ne fut pas pour déplaire à Clarisse. Soudain même, l’œil de la jeune fille se mit à briller d’une lueur que le jeune homme ne lui avait encore jamais vue.

-          Essayons les menottes, dit-elle d’une voix coquine.

Nicolas ne se fit pas prier, attrapa la paire de menottes et les tendit à son amour.Clarisse regarda autour d’elle mais, hélas, le lit n’avait pas de barreau auquel s’attacher. Alors, il lui vint une idée.

-          Accroche-toi à moi, mon amour ! dit-elle d’un petit air canaille.

Les menottes se refermèrent sur leurs deux poignets. Leur plaisir s’en trouva décuplé.

Ereintés par cette nuit d’amour, ils s’assoupirent sur le lit, leurs corps repus.

C’est alors que Clarisse voulut se tourner pour s’endormir, mais les menottes l’entravaient. Doucement, elle pria son amant de bien vouloir les défaire. Le jeune lieutenant chercha son porte-clefs dans la poche droite de son jean gisant par terre. Rien. Sans doute les clefs étaient-elles dans la poche gauche. Rien. Les poches arrière ? Toujours rien.

-          Où sont ces fichues clefs ? ... Bon dieu, je les ai oubliées à Paris, jura le malheureux.

A ces mots, Clarisse blêmit. Elle comprit immédiatement, au ton paniqué de Nicolas, qu’il était sérieux. Elle eut du mal à déglutir. Réfléchir, il fallait réfléchir.

-          Téléphone à un serrurier, supplia Clarisse.

-          Je ne peux pas, j’ai laissé mon portable à Paris. Et puis ce sont de vraies menottes : aucun serrurier n’acceptera de les ôter comme ça.

Plus ils réfléchissaient, moins ils trouvaient de solution. Après une demi-heure de dispute et de reproches – « c’est de ta faute, tu as oublié les clefs à Paris » « Si tu ne m’avais pas demandé de mettre les menottes, nous n’en serions pas là » - ils décidèrent d’aller téléphoner à un ami resté à la capitale afin qu’il leur ramène les clefs le lendemain.

Ils durent s’habiller, mais ayant tous deux un poignet enserré, ils ne parvinrent qu’à enfiler une seule manche chacun. Ils descendirent dans la rue à la recherche d’une cabine téléphonique. Les passants dévisageaient ces deux jeunes gens serrés l’un contre l’autre qui semblaient avoir quelques difficultés à marcher normalement et dévoilaient leur ventre et leur bras nu, tandis que deux manches inertes pendaient au milieu d’eux. Clarisse et Nicolas avancèrent aussi dignement que possible sous les regards amusés. Ils appelèrent finalement leur ami.

Le couple rentra au petit studio où il se terra jusqu’à l’arrivée des clefs le lendemain après-midi.

 

28.04.2010

FAMILLE, JE VOUS AIME.

images.jpgCertains disent « je t’aime » à tout bout de champ. Je n’en suis pas. Je fais partie de ces gens qui, à la mort de leurs parents, regretteront de ne pas le leur avoir dit, ne serait-ce qu’une fois. Est-ce de la froideur ? Plutôt de la pudeur. L’écrire est déjà plus facile, surtout pour moi qui manie avec plus de facilité la plume que la parole. Je me dis que peut-être, un jour, ils liront ce texte et comprendront à quel point je les aime. Et en même temps, j’ai peur : encore cette foutue pudeur.

 

 

Lui est le seul homme à qui j’ai dit « je t’aime » et encore, puis-je compter sur les doigts de la main les fois où je l’ai fait. Lui-même ne me le dit pas souvent mais cela ne me gêne aucunement, ses regards et ses gestes sont autant de déclarations d’amour. Banaliser les « je t’aime » reviendrait pour moi à les transformer en « j’adore ». Ce « j’adore » qu’on emploie à tout propos et qui signifie actuellement : « cette chose me plait, je la veux, je l’achète, je la possède ». Mais je n’oublie pas pour autant les « j’adore quand tu te coiffes comme ça » ou encore « j’adore ta petite moue quand tu n’es pas content », toutes ces phrases qui donnent du sens à la vie de couple. Cependant, ce ne sont que des petits plus à un grand « je t’aime » pesé et mûrement réfléchi. La sobriété et la simplicité d’un « je t’aime » lui confèrent une certaine sacralisation. On n’est plus dans la consommation de masse ni dans la parole touchante et complice. On donne, on s’efface même et ainsi, l’on divinise l’objet de notre amour. Pas de méprise, on ne s’avilit pas en portant l’être aimé aux nues, simplement on le rend et on le sait digne de notre amour ; notre amour vaut bien ça lui qui n’a jamais été si fort. Voilà pourquoi je préfère utiliser ces trois mots avec parcimonie, ils n’en auront que plus de valeur.

 

Finalement, c’est avec mes enfants que je suis la moins avare de « je t’aime » et je me contredis effrontément avec tout ce que j’ai écrit précédemment. Avec eux, j’abandonne la pudeur que connaissent mes relations avec mes parents. A mes enfants je dis tous les jours « je vous aime », je veux qu’ils grandissent bien. Parfois, ils s’arrêtent dans leurs jeux, le plus grand me répond : « moi aussi Maman je t’aime », le plus petit blottit sa tête dans mes jambes à défaut de pouvoir l’exprimer oralement. Nous nous étreignons.

 

Je me souviendrai de ces étreintes quand je serai vieille et que mes fils auront à leur tour perdu cette spontanéité à me dire leur amour. Je les regarderai couvrir leur femme du regard et dire à leurs enfants : « Papa t’aime très fort mon ange. »

07.04.2010

DIX BONNES RAISONS ... +1 D'ACCEPTER SA DEMANDE EN MARIAGE.

imagesCAXYTPLM.jpgAujourd’hui, Monsieur vous fait sa demande en mariage. Dire que vous l’espériez secrètement est un peu fort, vous êtes plutôt en train de réfléchir à la réponse car aucun « Oui » spontané n’est encore parvenu à sortir de votre bouche. Prenez votre temps, respirez un bon coup, bref, faites durer le temps de réussir à remettre vos idées dans le bon ordre. S’il vous dit d’un air inquiet : « Bah alors ? Tu ne dis rien ? », n’hésitez pas à lui dire : « je suis encore sous le coup de l’émotion ».

Pendant ce temps là, faites fonctionner vos neurones à la vitesse de l’éclair, pesez le pour et le contre. Il vous reste trente secondes avant que votre vie ne bascule.

Ça y est, vous avez réfléchi et vous avez dit « OUI ! »

Tout d’abord, permettez-moi de vous dire que vous venez de faire la plus belle connerie de votre vie. Mais c’est trop tard ! C’est ballot, hein ?

Tant pis, c’est fait. Il ne vous reste plus qu’à vous persuader que vous avez pris la bonne décision.

1.      Vous ne recevez pas des demandes en mariage tous les jours. Une dans une vie, c’est déjà pas mal. Et quand on en reçoit une deuxième, généralement on sait enfin donner la bonne réponse : « NOOOONNNN ! »

2.      Vous pourriez tomber sur pire. (comme je ne veux pas briser vos rêves, je ne vous dirai pas que le pire reste à venir, non, non, je ne le vous  dirai pas)

3.      Il va vous faire de beaux enfants. (et vous croyez ça vous ? Non mais, franchement, vous avez vu sa tête ?)

4.      Vous allez enfin pouvoir faire la nique à sa mère. (Ça, ce n’est que du bonheur. Ça mériterait qu’on épouse son rejeton une fois par an)

5.      Vous ne finirez pas vieille fille. (pourtant ce n’était pas gagné pour vous !)

6.      On ne dira plus à votre passage : « Bonne à tirer mais pas à épouser. » Vous allez devenir une femme respectable, incroyable, non ?

7.      Vous n’aurez plus froid aux pieds le soir au moment de vous endormir. (ne croyez-vous pas qu’une bouillotte aurait été tout aussi efficace ? Et puis une bouillotte ne réclame pas à cor et à cri que vous remplissiez votre devoir conjugal. D’autre part, un mari n’accepte généralement pas que vous ameniez un autre homme dans votre lit (sauf adepte de l’échangisme), la bouillotte, elle s’en fout elle.)

8.      Vous allez pouvoir dépenser les sous de Monsieur.

9.      Vous allez bientôt devenir une mère de famille accomplie : avec quatre enfants, un serre-tête en velours et un kangoo ! ….Je retire tout ce que je viens de dire, c’est à vous dégoûter de vous marier ça. Trop c’est trop !

10.  Vous venez d’estimer la valeur de l’émeraude qui orne la bague de fiançailles qu’il vous tend fièrement : les copines vont être vertes de jalousie.

 

11.  Vous l’aimez ! (Ah, le bon sens populaire : l’amour est aveugle … mais le mariage lui rend la vue).